Machisme et mentalité coloniale, une double perversité.

La-Petite-TonkinoiseLe harassement sexuel, les bacchanales et les orgies ont eu lieu à travers les âges et sous toutes les latitudes. Plus près de nous l’affaire des « ballets roses » (France 1959) et l’affaire Profumo (Angleterre 1961) – pour ce citer que ces deux cas – ont précédé l’affaire DSK, l’affaire Denis Maupin et bien d’autres encore. Aujourd’hui les accusations à l’encontre de Donald J. Trump ne nous étonnent plus. Les hommes d’Etat, les vedettes de la scène, du cinéma et du sport, tous imbus du sentiment de leur impunité ont plus d’une fois succombé à la tentation machiste.

Mais en marge de ces « affaires » retentissantes il y eut et il y a encore hélas, de nombreuses agressions sexuelles – commises dans toutes les couches sociales – contre lesquelles les victimes elles-mêmes n’ont pas osé porter plainte ou qui n’ont mérité qu’un entrefilet dans la colonne des faits divers. Je voudrais aujourd’hui porter notre attention sur la sexualité en situation coloniale, ou plutôt quasi-coloniale, car il s’agit d’un phénomène que nous avons hérité de notre passé impérial et qui pèse encore de tout son poids sur notre mentalité.

Les pages ci-dessous sont extraites de Indochine, mon amour le second volume de ma triologie sur l’Indochine. Nous sommes en janvier 1914. Emma Montreuil, artiste peintre, débarque à Hanoï. Emerveillée par la féérie des couleurs, mais troublée par la réalité coloniale, elle veut comprendre la colonie, voir avec son regard d’artiste et sentir avec son cœur de femme. Féministe, elle découvre un sujet alarmant, celui des relations sexuelles entre l’Européen et la femme indigène. Elle examine les mythes et les tabous, et le faisant nous révèle les effets conjugués du racisme et du sexisme sur toutes les relations humaines.

La conversation qui suit met en scène Emma Montreuil et Edouard Gauthier, dit le Gourou, dont l’érudition et l’expérience coloniale auront une influence profonde sur la jeune femme. Nous remarquerons que ce dialogue du siècle dernier aurait pu avoir lieu aujourd’hui, et en tout lieu. Le vieil homme l’ayant laissée seule un instant, Emma repense à Pierre Loti, écrivain à la mode au cours de ces années.

 … Mes pensées revinrent à Pierre Loti, notre écrivain-canonnier, en particulier à Madame Chrysanthème, roman dans lequel notre officier de marine nous conte ses extases dans les bras d’une très jeune Aphrodite – elle avait dix-huit ans – jolie poupée de soie qu’il « épousa au mois » et abandonna pour d’autres aventures… Il en a gardé « un souvenir ému », et c’est une faveur qu’il nous accorde en nous ouvrant son cœur. Le triste sire! Mais je doute que la majorité des gens pense comme moi. La femme est jouet partout dans le monde, et elle l’est davantage dans le contexte colonial, quand l’homme blanc, fort de son prestige, se pose en seigneur et maître.

Au fond, Loti n’est pas un mufle. Je veux dire qu’il ne l’est pas plus qu’un autre. C’est ainsi que l’Européen se conduit en Asie. Il explore, il s’étonne, il s’amourache et très vite succombe au charme d’un exotisme frelaté. Pâmé, il célèbre la femme orientale. Il chante l’amande de ses yeux, la finesse de sa taille; son corps de jeune fille, sa sensualité juvénile; sa bouche et ses mains faites pour l’amour. Il l’élève au-dessus des nues. C’est un grand hommage qu’il lui rend, mais c’est surtout un coup de chapeau qu’il se donne et qui le remplit d’orgueil. Car n’est-ce pas la tendre soumission de cette femme-enfant qui le flatte et le grandit? Les soins et les délices dont elle a le secret qui l’enivrent? Et surtout, n’est-ce pas dans ses bras qu’il se sent suprêmement viril? Alors du haut de son piédestal, satisfait de son image, il peut s’avouer vaincu par une petite poupée! Sa magnanimité n’aura été qu’un beau geste par lequel il s’affirme. Est-ce que j’exagère?

 Le Gourou revint sur la véranda.

 – Selon vous, qu’est-ce que l’exotisme, M. Gauthier? lui demandai-je brusquement.

Il ne montra aucune surprise si ce n’est le sourire affable d’un maître à penser devant la curiosité d’une jeune élève.

– Ah, chère enfant! dit-il en se rasseyant. Un mot charmant et exécrable, évocateur de rêves et de scélératesses! Cependant je dois vous avouer que j’y suis très sensible. Voyez mon fils métis, ma présence ici, mon amour pour ce pays où repose mon épouse, et où je crèverai comblé de douceur et de douleur… L’exotisme en soi serait merveilleux si la situation coloniale ne l’avait à jamais souillé…

Le Gourou fit une pause, alluma une cigarette. Je respectai son silence. Un personnage fascinant, si fin, si humain! Quel contraste avec les fonctionnaires et les militaires qui abondent dans les cafés de la rue Paul Bert!

– Selon moi, reprit-il, l’exotisme est l’une des largesses que concède notre eurocentrisme. D’abord, qu’est-ce? C’est ce qui n’est pas Occidental, ce qui n’est pas nous. C’est ce qui diffère de notre faune et de notre flore; c’est ce qui est étranger à nos usages et à notre culture. C’est Littré qui le dit, qui ne se trompe jamais! Pourtant cette définition est incomplète. Suivez-moi. Une plante exotique diffère des plantes de chez nous. Il en sera de même des fleurs et des fruits, des rythmes et des danses, des valeurs morales et des mœurs. Ce qu’il faut souligner, c’est que dans le contexte européen, la chose exotique est valorisée. Dame, elle est unique! On s’extasie. On l’adopte d’emblée parce qu’elle enrichit notre monde familier, et telle une épice, donne du piquant à notre quotidien… Le culte de l’insolite est né des grands voyages!

– La soie et les épices, Cathay et Cipango…

Note : Cathay et Cipango furent au Moyen-Age les noms de la Chine et du Japon.

– Ah, l’envoûtement des terres fabuleuses de l’Orient! Et c’est en cherchant un raccourci que l’illustre Christophe Colomb trébucha sur l’Amérique, nouveau terrain de chasse!

– Vivent le sextant et la boussole!

– Mais les grands voyages, reprit-il, donnèrent naissance à l’esclavage, au racisme scientifiquement prouvé et aux conquêtes coloniales. A nous l’Afrique, les Indes, l’Asie et les Amériques! L’Européen découvre l’indigène. Il l’observe, amusé, étonné puis dépité. Et c’est alors que l’exotisme meurt étouffé par l’ethnocentrisme intolérant du conquérant. Comment peut-on être Taino ou Iroquois, Bambara ou Peul, Indien ou Annamite? se demande notre colonisateur. Mais il n’a pas l’ironie malicieuse du bon Montesquieu. Ignorant et de surcroît arrogant, son étonnement débouche sur le mépris. Il est choqué. Les contrastes le répugnent. No hablan christiano! s’étonne notre découvreur Génois, et s’ils ne parlent pas chrétien, autant dire qu’ils ne parlent pas! C’est authentique ce que je vous dis là! Ecoutez ceci: « S’il plaît à Dieu, j’en ramènerai six à Votre Majesté afin qu’ils apprennent à parler » écrivait-il très sérieusement dans son journal du 14 octobre 1492. Quatre siècles n’ont rien changé à cette mentalité. Aujourd’hui plus que jamais, les différences qui séparent le colonisateur du colonisé prennent une valeur qualitative. Conquérant, tout en lui est supérieur, et son opinion prend une dimension universelle. La colonisation a sublimé ses valeurs européennes!

­– Alors comment le colonisateur voit-il la femme asiatique? Est-elle femme, indigène ou autre chose?

– Ah, vous avez prononcé le mot-clef! Vous avez dit « chose » ! Une chose, une chose autre! Un mot révélateur! J’y ai songé et en ai discuté avec des coloniaux de tous poils. Comment notre Français typique, c’est-à-dire le petit Blanc, civil ou militaire, voit-il la femme indigène?

– Excusez-moi de vous interrompre. Pourquoi avez-vous dit petit Blanc?

– Parce qu’en dehors des hauts fonctionnaires, des cadres, des techniciens et des officiers supérieurs, la plupart des coloniaux que vous trouverez ici sont issus de la micro-bourgeoise – un terme que j’adore! car il implique des prétentions sociales qui n’attendent que la première occasion pour se manifester. Nos colonies offrent aux opportunistes l’occasion rêvée! Les différences de classe s’estompent hors de France. Ne sommes-nous pas tous Français? Ainsi l’Afrique et l’Asie sont pour eux une aubaine à ne pas manquer! Ajoutez-y les boutiquiers Libanais, Syriens et Hindous…

– Tout s’explique! La vulgarité, la cupidité, la mesquinerie! Quelle triste image nos compatriotes donnent de la France! Pas étonnant que les Orientaux nous traitent de sauvages!

– Ah, les colonies ont les ambassadeurs qu’elles méritent! Ne croyez surtout pas que je sois contre la promotion sociale, au contraire! Mais pas sur le dos des colonisés! Revenons à notre petit blanc. Comment voit-il la femme annamite? Je vais vous le dire: il la voit avant tout comme la femelle de l’indigène, c’est-à-dire femme asiatique soumise et colonisée. Mais, voici qu’apparaît un étrange paradoxe! Par la grâce de ses attraits femelles ­– si j’ose m’exprimer ainsi – ­tout ce qui est méprisant chez l’homme annamite – sa petite taille peu conforme aux normes du vrai mâle tel que nous le voyons – devient chez elle atouts charmants. Elle est poupée fragile, femme-enfant, femme-fleur! N’est-ce pas charmant? Elle est surtout cette miniature que sa libido mâtinée de pédophilie veut à tout prix posséder!

– Vous avez dit pédophilie! J’y avais songé moi-même sans oser y croire! C’est pourtant évident! Ces femmes ont des allures de gamines! Mon dieu, l’Asie sera bientôt le paradis des maniaques sexuels!

Note: A ce propos consulter La prostitution au Tonkin colonial, Isabelle Tracol-huynh, dans Genre, sexualité et société, 2009.

– Elle l’est déjà! dit-il avec un sourire amer. L’Orientale n’est-elle pas devenue colifichet, souvenir ou trophée au même titre que les chinoiseries dont les touristes sont si friands! L’ayant chosifiée – vous l’avez compris vous-même – le colonisateur peut sans déchoir succomber aux charmes de l’exotisme!

– Vous avez confirmé tous mes soupçons!

– Votre intuition est remarquable!

– Vous avez dit la petite taille et l’allure des Annamites. Pourtant j’ai vu sur les quais des débardeurs porter des charges plus lourdes qu’eux!

– Vous m’y faites penser! J’ai quelque chose qui vous étonnera. Venez un instant avec moi.

Sur son bureau, dans un cadre magnifique, la photo d’un Chinois cheminant le dos courbé sous la charge d’une hotte pareille à celle de nos vendangeurs. Dans ce fauteuil d’osier trônait un Anglais bedonnant, casque colonial et cigare au bec. J’en étais sidérée! Je peux comprendre que l’on se promène en chaise à porteurs ou en palanquin, mais à dos d’homme!

– Combien doit peser ce cochon d’Anglais? me demanda le Gourou. Entre 75 et 80 kilos? Et le coolie chinois? Cinquante-cinq tout mouillé? Et Kipling d’oser parler du fardeau de l’homme blanc!

– Et les bonnes gens d’y croire!

– La démagogie, chère Emma! Ça marche à tous les coups!

Note : « The white man’s burden », expression de Rudyard Kipling (1865-1936), écrivain anglais, célèbre pour son roman Le livre de la jungle et sa défense de l’impérialisme britannique.

Nous sommes revenus sur la véranda.

– Ainsi ce colonialiste à dos de Chinois peut aimer la femme Orientale sans que ce penchant ne change rien à son mépris des indigènes. N’est-ce pas un paradoxe pervers? demandai-je.

– Un paradoxe? Pas du tout! Le colonialiste enfonce le colonisé encore plus bas en s’appropriant sa femme! Suprême humiliation! Tous les conquérants le savent et le pratiquent assidûment! Mais dites-moi, pourquoi avez-vous qualifié ce phénomène de pervers?

– Parce qu’aimer la femme de cette curieuse façon, après l’avoir dépouillée de son humanité et réduite à un objet sexuel, relève selon moi, de la pathologie… C’est l’aimer comme on aimerait, comment dirais-je… la poule au pot!

– Vous êtes étonnante! Quelle analogie! D’autant plus que la poule au pot exige avant tout qu’on l’égorge! « Viens poupoule, viens poupoule, viens! » Continuez, vous m’intéressez!

Note : Viens poupoule, chanson à la mode créée par Felix Mayol en 1902.

– On m’a raconté l’histoire d’un marin…

– Un autre officier de marine?

– Non, il s’agit cette fois d’un simple matelot qui, ayant bourlingué à travers le monde, s’était vanté d’avoir connu toutes sortes de femmes. Des Blanches, des Noires et des Jaunes; des Scandinaves laiteuses et blondes, des Sud-Américaines de toutes les teintes, des Africaines de toutes les ethnies, des Orientales de tous les rivages, bref des femmes de toutes les races. Il ne manquait à son palmarès qu’une Sioux, Navajo ou Cheyenne des plaines sauvages du Far West !

– Le veuf, l’inconsolé! Serait-il mort de chagrin ou d’une bonne chtouille?

– On ne me l’a pas dit… répondis-je, amusée. Ainsi, ce tableau de chasse n’est-il pas la manifestation morbide d’une misogynie aiguë? Dans le cas plus bénin – si l’on peut dire – celui du colonisateur et de la colonisée, peut-on affirmer que la possession physique d’un être humain que l’on a réduit à l’état d’objet relève de la perversité? Je le crois. Permettez-moi de préciser que dans ces circonstances, la possession sexuelle n’est chez le mâle que l’affirmation de sa domination, et le plaisir qu’il éprouve est dans la subjugation. C’est la définition même du viol! Où est la douceur, la tendresse, la sensualité? La misogynie et le racisme ne peuvent que dénaturer toutes les relations humaines!

Le Gourou me parut rêveur. Etais-je allée trop loin? Homme d’une autre génération, m’avait-il comprise? Pourtant il me sembla voir dans ses yeux la joie du vieux maître étonné par l’audace de son élève.

– Comme vous y allez, Emma! Vos analyses sont inouïes! Vous m’ouvrez à des horizons nouveaux! Dame, il va falloir que j’y réfléchisse sérieusement! Pour l’instant, puisque vous avez mentionné le mot « pathologie », permettez-moi de vous parler du mal jaune. Savez-vous ce que c’est? Ah, ce terme appartient au vocabulaire de l’Indochine! Vous trouverez mal blanc dans le dictionnaire médical, mais pas sa variété jaune! dit-il avec un sourire amusé. Le cas de nos troupiers atteint de cette maladie pour avoir trop aimé les femmes annamites est tout aussi troublant. Celles-ci seraient devenues un opium dont ils ne peuvent plus se passer! Comme je comprends l’étonnement de ces hommes sortis de quelque rude terroir et trouvant soudain dans leurs bras des créatures si délicates! Imaginez leur émoi!

– La femme orientale est si différente de l’Européenne!

– Et cette différence morphologique est frappante! Elle est visible, palpable, sensible à tous les sens. A l’encontre de nos vigoureuses paysannes, ces filles des rizières ont des allures de nymphettes. Aériennes et souples, elles flottent de leur petits pas feutrés sous le poids de lourdes charges en équilibre sur un balancier! Avouez qu’il faut le faire! Vêtues d’une tunique à manches longues et de pantalons flottants, elles ne dévoilent rien de leur corps…

– Pourtant…

­– Oui, et pourtant… Elles ont un physique d’adolescente, des seins à peine éclos que l’on devine plutôt qu’on ne voit. Leur féminité ne revêt aucun caractère aguichant. Elle ne s’étale pas dans l’échancrure d’un décolleté frondeur, dans un déhanchement provoquant ou dans la rondeur d’un popotin affriolant! Leur charme est ailleurs. Il est dans la sensualité. Il s’exprime par le langage du corps, le port de la tête, celui du buste, le balancement des bras, la grâce des gestes. Suis-je moi-même victime d’une image d’Epinal?

– Pas du tout! Ajoutez à cela la douceur du regard, la fraîcheur du sourire… Nos broussards sont-ils capables d’apprécier ces subtilités? Et ces femmes jettent-elles des perles aux cochons?

– Emma! J’aime ça le vitriol! Pour répondre à votre question, voici ce que beaucoup de ces soudards m’ont confié. Je cite de mémoire:

« Voyez-vous, elles sont belles à leur façon. Petites et mignonnes, gracieuses et chattes, on a envie de les apprivoiser, de les écraser dans nos bras! Nettes et fraîches, elles ont une odeur de bébé, alors que nous! De plus, elles savent prendre soin d’un homme! Au lit elles ont le pompon! Ah, grands dieux, le satin de leur corps, leurs façons de faire! N’allons pas plus loin! Mais quand je vous disais qu’elles savaient prendre soin d’un homme, je voulais dire qu’elles sont vraiment aux petits soins de leur homme! La mienne me pomponne et me chouchoute. Je suis le roi chez moi! Elle s’empresse de me retirer les brodequins quand je rentre. Elle m’apporte mes savates, ma pipe et mon tabac, et si j’ai envie de faire un somme, elle ne me casse pas les oreilles avec les tracas de la journée! Pardi, elle ne sait que trois mots de français! Les repas sont toujours prêts, mes affaires lavées, mes chaussettes reprisées! Allez trouver ça en France! Les femmes dévouées et pas chiantes, on n’en fait plus! Sauf ici! »

– Quelle conception du couple!

– Pourtant, voici ce qui me confond. Savez-vous que certains de ces coloniaux peuvent avoir des réactions inattendues? L’un d’eux, après trois ans d’Indochine, m’a avoué qu’il en avait marre des congaï. « Les Annamites sont bien mignonnes, mais certains soirs, bon Dieu! j’ai envie d’une vraie femme, une femme bien ronde et bien dodue, avec des hanches et des fesses comme ça, que je peux agripper à pleines mains ! Vous voyez ce que je veux dire ? Une fille de chez nous avec qui je peux causer! »

– « Une fille de chez nous avec qui je peux causer! » répétais-je, irritée. Il y a en France des millions de gars qui « ont des filles de chez nous » sans pour autant tenir salon tous les soirs !

– Selon moi, cet insatisfait rêvait d’être bigame. Une Blanche bien en chair et une con gaï soumise et pas causante quand la première l’aurait fatigué ! Effarant, n’est-ce pas? Oh, voici les frères Delvaux! Permettez-moi de m’absenter une petite minute. Pendant ce temps, cogitez là-dessus…

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Note: La semaine prochaine le Blog qui Débloque présentera un article consacré aux enfants de la colonie, c’est-à-dire aux Eurasiens franco-vietnamiens.

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Guy Levilain est l’auteur de Grand-père, raconte-moi l’A-Nam, Indochine mon amour et La Mémé, suivi de Réflexions sur la question métisse, une trilogie consacrée à l’Indochine coloniale ainsi que Don Pablo de Navarre (fantaisie donjuanesque) suivi de La Abuelita (fantaisie mexicaine):

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