Les tambours de la guerre

imagesDepuis le traité de Tordesillas (1494) qui décida du partage du Nouveau Monde entre l’Espagne et le Portugal, ce sont les guerres et les négociations qui ont divisé et redistribué notre planète. La Grande Guerre ne fit pas exception car elle établit au début du XX ème siècle les zones d’influence des puissances rivales. Ce bouleversement géo-politique fut accompagné d’un changement profond des mœurs et des mentalités dans les sociétés européennes qui, à tous les niveaux des activités humaines, rompirent définitivement avec le passé pour entrer de plain-pied dans le siècle nouveau. Mais plus que le partage du monde et plus que l’évolution des sociétés, le premier conflit mondial eut surtout un autre impact sur l’Europe, celui-ci lent et presque imperceptible, mais d’une violence sismique dont les métropoles ne se relèveront pas. Il s’agit du réveil des colonies. Je vais me pencher sur l’Indochine qui ne sera plus tout à fait la même au cours des décennies de l’après guerre.

Note:

– Le Vietnam accéda à l’indépendance nominale à la faveur de la seconde guerre mondiale (2 septembre 1945) mais ne recouvrit sa souveraineté qu’après deux longs conflits coloniaux, la guerre d’Indochine (1945-1954) et la guerre du Vietnam (phase étasunienne, 1965-1975).

 

Quand les tambours de la guerre se firent entendre, l’ampleur du conflit avait frappé les imaginations, et partout dans le monde on avait pressenti les horreurs d’un carnage à une échelle sans précédent, et cela même sans encore savoir qu’une guerre chimique allait s’engager et que les premiers gaz de combat annonçaient les chambres à gaz;  sans encore savoir que la dynamique du capitalisme allait conduire l’Occident à convoiter le pétrole du Moyen-Orient, à s’embourber dans les guerres coloniales puis néo-coloniales et pour finir dans les conflits dits “limités” – c’est-à-dire limités dans l’espace mais illimités dans le temps – “petites gué-guerres” bien plus atroces que les autres pour les populations civiles, et qui ne pourront que dégénérer et culminer dans une troisième confrontation à l’échelle mondiale. A propos de ce processus  je vous propose une rétrospective historique extraite de Indochine, mon amour, le second roman de ma trilogie sur l’Indochine coloniale.

 

Nous sommes en janvier 1914. Emma Montreuil, artiste peintre, débarque à Hanoï. Emerveillée par la féérie des couleurs mais troublée par la réalité coloniale, elle veut comprendre l’Indochine – voir avec son regard d’artiste et ressentir avec son cœur de femme. Féministe avant la lettre, elle découvre un sujet tabou, celui des relations sexuelles interraciales et nous révèle les effets conjugués du racisme et du sexisme sur toutes les relations humaines. C’est dans ce climat de ségrégation qu’elle rencontre Pierre, métis franco-indochinois. Vous devez vous demandez ce que petit résumé peut avoir avec notre sujet. Ma réponse est très simple. Indochine, mon amour n’est pas un roman d’amour, du moins dans sa forme traditionnelle. Bien que l’amour d’Emma et de Pierre soit au centre du récit, il n’échappe pas à son contexte politique et social, celui-ci d’une société coloniale avec sa mentalité et ses tabous, société ségrégationniste donc qui ne pouvait que défigurer les rapports humains les plus purs. Je ne pouvais de toute bonne foi m’évader de cette réalité. En situation avec l’Histoire mon texte se devait de déborder du cadre d’un roman d’amour pour revêtir une dimension réellement humaine, la seule qui lui convienne.

 

annamites_fabrication_munitions_gm-672x372Les lignes qui suivent concernent le spectre imminent de la Grande Guerre, ses enjeux et surtout son impact sur la prise de conscience des colonisés que l’administration coloniale recrutera souvent de force pour les acheminer vers les usines d’armement et les champs de bataille de la mère Patrie.

Nous sommes arrivés très tôt afin d’avoir le temps de disposer mes peintures. Le Gourou, un verre de vin à la main, avait un air sombre que je ne lui connaissais pas.

– Je suis heureux de vous voir! Je viens d’apprendre d’alarmantes nouvelles, et je ne peux plus les garder pour moi seul! Il faut absolument que je vous en parle pour me soulager le cœur… Pierre et moi nous sommes assis sans un mot.

– Je viens de recevoir une lettre de Paris. La guerre est imminente! Nos journaux locaux, nos feuilles de chou, n’en ont guère parlé! Tout juste un entrefilet que vous avez peut-être lu l’autre jour. La vérité est bien plus grave! Le Tsar et le panslavisme d’un côté, les Austro-Hongrois et le Kaiser de l’autre, l’Empire Ottoman qui s’en mêle et Poincaré, notre Lorrain revanchard qui attise le feu, sont prêts à un affrontement qui entraînera l’Europe dans un bain de sang! Suprématie européenne et coloniale sont les véritables enjeux. Lloyd George, en bon Anglais, hésite encore, mais basculera bientôt. Un seul homme s’oppose à cette folie collective, Jean Jaurès. Je l’admire. Il se démène comme un beau diable pour mobiliser l’Internationale des travailleurs européens – douze millions d’hommes qui imposeront à l’Europe leur désir de paix et de fraternité. Oui, la classe ouvrière est la seule carte qui lui reste. Jaurès la joue courageusement! Douze millions d’hommes représentent une coalition formidable, n’est-ce pas? Oui, de prime abord, mais attention, ne sous-estimons pas les vautours qui tournoient au-dessus de l’Europe! Cette poignée de financiers et d’industriels détient les commandes d’une énorme machine! Ils ont la main mise sur le législatif et l’exécutif, l’armée et la police, les démagogues et la presse! Que peut le peuple contre eux? Les syndiqués sont déjà fichés, étroitement surveillés – un carnet bleu a été créé pour les isoler quand ils seront mobilisés! et un peu partout on a commencé à mâter les grévistes à coups de flingots! L’Action Française mobilise les revanchards, stigmatise les pacifistes et pousse à la répression. Celle-ci s’accélèrera. Voici le scénario que je vois: la solidarité prolétarienne perdra de son élan, l’enthousiasme vacillera et se désintégrera quand toutes les presses cocardières enflammeront l’ardeur patriotique des uns contre les autres. Alors les ouvriers se sentiront plus Prussiens qu’internationalistes, plus Français que prolétaires! Je tremble pour le pauvre Jaurès! Il est devenu l’homme à abattre! La démagogie a toujours marché jusqu’ici! Si elle réussit encore une fois, c’est la guerre mondiale qui nous attend! Une guerre à outrance où pour la première fois on se battra non seulement sur terre et sur mer, mais aussi dans les airs avec les aéroplanes, et sous les mers avec les sous-marins! Vous rendez-vous compte de la tragédie que nous préparent les Chancelleries d’Europe! Et nos patriotards, toujours aussi couillons, de courir à la boucherie en hurlant “A Berlin!” tandis que d’autres idiots leur répondent “A Paris!”

 Sachant qu’il n’avait pas fini, nous attendions la suite. Le Gourou était bouleversé. Ses mains tremblaient.

 Note:
– Jean Jaurès (1859-1914), député socialiste et ardent défenseur de la paix, fut assassiné le 31 juillet 1914, trois jours avant la déclaration de guerre.

 

– Et pour quoi cette folie collective, je vous le demande? Si les guerres avaient pour objet de mettre fin à la misère, je serais le premier à en être! Mais ce n’est pas pour abolir les colonies ni les injustices sociales que nos grands hommes nous mènent à la tuerie! C’est pour que financiers, industriels et marchands de canons fassent leur beurre tout en nous gavant de mots bien creux et bien sonores! Liberté! Démocratie! Patrie! Et les peuples de courir joyeusement au carnage!

 L’énormité du désastre nous laissait coi. Que pouvions-nous ajouter à ce que nous venions d’entendre? Que pouvions nous apporter à l’effort du grand Jaurès et des douze millions de syndiqués? Nous étions atterrés. Un silence insolite nous enveloppait. Un domestique balayait les feuilles des allées, et le bruit monotone des brindilles de bambou raclant le gravier ajoutait ce soir-là à l’irréalité de la vie. Mon dieu, ce calme surréel à l’autre bout du monde alors qu’un cataclysme allait s’abattre sur l’Europe! Mes yeux s’embuèrent de larmes.

 – Si rien ne peut nous abriter de la folie des hommes, que l’amour au moins nous aide à supporter leur absurdité! reprit le Gourou. Je ne parle pas de l’amour universel, cette utopie! je parle de mon amour pour mon fils, pour vous deux, pour tous mes amis. Je parle de l’amour que vous me rendez, de la luminosité du ciel, de la splendeur de cette terre d’exil! Il faut croire en cet amour. C’est tout ce qui nous reste… Oh, j’oubliais l’opium! Alors « dansons la Carmagnole, vive le son, vive le son! Dansons la Carmagnole… »

Debout, le poing levé, il venait d’entamer le premier couplet de cette chanson révolutionnaire. Se moquait-il de lui-même? Etait-ce un pied de nez à la vie?

Dansons la Carmagnole

Vive le son, vive le son

Dansons la Carmagnole

et vive le son du canon!

 

conclut-il d’un bras d’honneur vigoureux! Sa voix gouailleuse, ses pas de danse et son geste provocateur nous amusa. Il le vit.

– Allez-y les enfants! Mais riez, riez donc!

Il se remit à danser en improvisant de nouvelles paroles.

 

Dansons la Carmagnole

sur le bord de la fosse!

Dansons la Carmagnole,

c’est moins con que d’s’y jeter!

 

– Ça donne soif tout ça! Mais je m’aperçois que je ne vous ai rien offert! Excusez-moi! C’est la faute des Chancelleries! Ah, je vois avec plaisir que vous avez apporté vos tableaux! Je vous donnerai un coup de main. Mais d’abord, allons écluser un gorgeon!

“Garr-çon!” s’écria-t-il, solennel.

– Après le vin rouge, le cognac! Au diable les boissons anglo-saxonnes! Aujourd’hui, nous sommes tous Français, patriotards et revanchards! “Et nous leur reprendrons l’Alsace et la Lorraine!” ajouta-t-il en chantant. Trinquons, les amis! C’est toujours ça de pris sur l’ennemi!

Puis changeant de ton, il nous surprit encore.

– Vous me trouvez bien sarcastique, n’est-ce pas? Mais le sarcasme, savez-vous ce que c’est? Beaucoup pensent qu’il exprime la dérision, voire la méchanceté. Erreur! Il ne s’agit pas de malice, bande d’idiots! Le sarcasme, c’est le signe de ma douleur en partage, c’est l’expression de ma compassion pour la grande souffrance des autres! Et ce soir mon cœur saigne pour tous les sacrifiés, les nôtres et les leurs, tous les innocents que l’on va immoler sur l’autel de la patrie! Oui, je pleure! Mais, savez-vous? Raison de plus pour danser la Carmagnole!

 Le Gourou se remit à danser.

 – Tu es d’une gaieté singulière ce soir! dit le commissaire qui venait d’arriver.

– Oh, ce n’est qu’un petit grain de folie! Ça passera. Je t’en parlerai plus tard. Viens, mon ami. Ce soir, plus que jamais, j’ai besoin de ton amitié…

Saisis, nous nous sommes regardés. Le Gourou ayant oublié mes tableaux, nous les avons transportés dans le petit salon où nous les avons disposés contre le dossier des chaises. Les habitués arrivaient par petits groupes. Je les invitai à voir mes toiles, puis nous sommes revenus sur la véranda attendre nos amis.

 

– Vous avez l’air bien calme, tous les deux! s’exclama Alain.

– Nous essayons de l’être, répondis-je.

– Ah?

Pierre parla de la lettre que le Gourou venait de recevoir. Le visage de nos amis s’était soudain assombri. Comme nous, il y a quelques instants, le choc les avait privés de toute parole.

– Croyez-vous qu’il y aura mobilisation générale? demanda Maï après un moment de silence.

– Sans aucun doute! Nous n’y couperons pas! dit Pierre. Anciens combattants ou pas, quand la patrie a besoin de chair à canons, elle appelle toutes les classes! Tenez-vous prêts, Jacques et Alain!

– Je comprends maintenant! dit Alain. Je me demandais pourquoi on avait retiré plusieurs régiments d’infanterie coloniale des postes frontière pour les acheminer sur Haïphong. Je vois! Ce n’était pas pour une petite croisière sur la mer de Chine!

– Une amie Annamite m’a dit que son mari, caporal dans un régiment de Chasseurs Tonkinois, va être envoyé en métropole, ajouta Hanh. Il est ravi de connaître la France! Le pauvre…

– Eh, oui! Tirailleurs sénégalais, marocains, algériens, tunisiens et annamites iront bientôt en villégiature, et aux frais de la princesse! dit Pierre. Quelle générosité! Mais savez-vous à quoi je pense? N’allez surtout pas me rire au nez et me prendre pour un fou! Il m’arrive d’étranges idées ces derniers temps. Mais c’est très sérieux ce que je vais vous dire.

– Qu’est-ce que tu as encore mijoté? demanda Jacques, notre éternel blagueur.

– Les troupes coloniales, pensez-y, faites d’indigènes de nos colonies, vont pour la première fois de leur vie faire le coup de feu contre des Blancs! Pruscos ou pas, ce sont des Blancs! « Je peux les flinguer et recevoir une médaille? » se demandera le tirailleur, stupéfait. Révolution copernicienne dans son esprit! Vous voyez ce que je veux dire? Par ailleurs, ayant toujours interprété leur condition comme l’issue fatale d’un monde dualiste, d’un côté les Blancs, de l’autre les colonisés, ils se poseront des questions troublantes. Ils croyaient les Européens solidaires, et voilà qu’ils s’entre-tuent! Bien entendu les intellectuels Annamites le savaient depuis longtemps, mais le nhà-quê des rizières à qui on a donné un mousqueton et ordonné de tirer sur des Blancs? Ainsi, cette guerre qui – le Gourou nous l’a appris, se fera pour la première fois dans les airs et sous la mer, aura des répercussions énormes! non seulement sur les nations européennes mais aussi sur l’avenir de leurs colonies! Le monde ne sera plus jamais le même pour les vainqueurs comme pour les vaincus!

– Quelle vision! Pierre Sorel, Nostradamus indochinois! s’écria Jacques. Excuse-moi de te taquiner !

– Je sais. La taquinerie est chez toi la plus haute forme de révérence! Sais-tu que je suis moi-même surpris des idées qui me passent par la tête? Je ne sais pas pourquoi elles germent en moi depuis ces derniers temps… Ce doit être l’influence d’Emma!

– Tu es trop gentil, Pierre! Jacques te lance des fleurs et au lieu de les accepter de bon cœur, tu me les refiles!

– C’est qu’elles te reviennent, Emma! Nos conversations m’ont amené à réfléchir sur un tas de questions, et la nuit, avant de m’endormir, je les ressasse. Par ailleurs, deux jours de congé m’en ont donné le temps! Tout s’éclaire aujourd’hui dans mon cervelet! Enfin, pour ne rien vous cacher, j’ai aussi relu des écrits anti-bonapartistes du siècle dernier, en particulier ceux du père Hugo et de Maupassant!

– Maupassant s’intéressait aussi à la question coloniale? demanda Alain.

– Certainement! Comme beaucoup, il fut choqué par le massacre systématique de la population civile en Algérie. Vous ne le saviez pas? C’est Bugeaud, dit le ravageur, qui a mis au point cette stratégie! L’affaire Pélissier par exemple, ce colonel qui en 1845 enfuma un millier d’Arabes réfugiés dans une grotte, fit beaucoup de bruit! Jules Vallès en parle dans L’insurgé!

– Lui aussi? Décidément!

– Pardi, leur époque fut tumultueuse! Car après la conquête de l’Algérie, ce fut le tour de la Cochinchine et du Tonkin! Toutes sortes d’aventures coloniales – n’oublions pas celle du Mexique – ont eu lieu sous le règne de Napoléon le Petit! C’est beaucoup pour un nabot! Alors, malgré la censure impériale, la prison et le bagne, il y eut des hommes assez courageux pour protester et soulever des questions qui sont d’actualité. Leurs réflexions sont aujourd’hui une excellente gymnastique pour l’esprit!

 Notes:

– Sur le général Bugeaud et l’Algérie voir « Techniciens de la colonisation » (Julien et Delavignette, Presses Universitaires, 1946)
– L’intervention au Mexique est une expédition militaire qui eut lieu de 1861 à 1867 et avait pour objectif de mettre en place un régime favorable aux grands propriétaires terriens. À l’origine de cette initiative se trouvent des conservateurs mexicains émigrés en France qui souhaitaient remplacer le Président Benito Juarès, Indien Zapotèque de tendance réformiste, par un souverain d’origine européenne. Maximilien d’Autriche et Napoléon III offrirent leurs services. Le “Cinco de Mayo”, fête nationale au Mexique, commémore la défaite française de Puebla.

 Etonnés, nos amis n’ont plus rien dit.

– Une gymnastique pour l’esprit! s’exclama Alain après un long silence. Eh bien les gars, pour éviter le surmenage intellectuel qui nous attend, je propose que nous allions au bar.

– Et que nous dansions la Carmagnole! conclut Jacques en imitant la voix de son père.    

Cette blague me ramena au Gourou. Quel homme! Un bilieux, un cynique? Quelle erreur! C’est un sage que la folie des hommes torture! Face à l’injustice, Jules Vallès s’est jeté dans l’action politique. Face à l’absurde, le Gourou s’est retranché du monde. Les derniers mots de Vallès furent “J’ai beaucoup souffert!” Ceux du vieux colonial seront “J’ai passionnément aimé cette vie de misère!” Le premier voulait changer le monde, le second s’est contenté de se changer.

 Ni l’un ni l’autre n’auront sauvé l’humanité, pourtant je les admire! Et s’il faut que je choisisse mon destin, j’opterai de vivre pour l’Art, non dans une évasion parnassienne, mais dans la poursuite d’un réalisme magique qui sublimerait l’humain qui réside encore dans nos cœurs. Et avec le tumulte des tambours et des trompettes qui secouent aujourd’hui le monde, nous aurons besoin de toute notre humanité pour survivre! J’en frémis…

 Plus que le nez de Cléopâtre qui eût pu avoir un effet papillon sur la face du monde, l’Histoire nous a révélé que les deux conflits mondiaux conduisirent à l’émergence des puissances occidentales, puis à leur hégémonie globale – domination impériale qui est à l’origine du chaos actuel. Une troisième guerre issue de la folie des mégalomanes qui se disputent la planète conduirait à l’apocalypse. J’en frémis.

Guy Levilain est l’auteur d’une trilogie consacrée aux problèmes humains de l’Indochine coloniale vue à travers la saga de deux générations d’Eurasiens.

Il est également l’auteur de Don Pablo, fantaisie donjuanesque, suivie de La Abuelita, fantaisie mexicaine.

Pour lire un échantillon de ces romans, cliquez sur la page de couverture.

 

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