Les méga-riches de plus en plus riches

Day_14_Occupy_Wall_Street_September_30_2011_Shankbone_49Pronostic pour 2016 : les 1% des méga-riches détiendront 50% de la richesse mondiale.

 Selon Oxfam la part des méga-riches qui était de 48% de la richesse mondiale en 2014 atteindra 50% en 2016. Si nous considérons que la fortune des 80 premiers méga-riches se chiffre aujourd’hui à 1,9 billions de dollars (12 décimales) cette croissance représente un gain de 600 milliards (9 décimales), soit une augmentation de 50% en quatre ans.

 Les 1 % les plus fortunés posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale.

 Par ailleurs Oxfam note qu’il y a 1 645 milliardaires, que 34% d’entre eux ont hérité, et que 30% (492) résident aux U.S.A. J’ajouterai que leur fortune résulte de transactions boursières plutôt que d’une activité industrieuse. Rappelons-nous la parabole des frelons et des abeilles de Saint-Simon.

Nul n’est besoin d’être philanthrope pour s’indigner, et même le plus cynique des affairistes conviendrait qu’une telle disparité ne peut continuer, car elle conduirait à une spirale de conflits sociaux, de terrorisme et de guerres dont nous serons tous victimes.

A cela l’utopiste que je suis déclare que les dangers qui menacent  l’Europe et les Etats-Unis – à savoir la pauvreté, les conflits raciaux, la ghettorisation des minorités, l’immigration et la « guerre au terrorisme » – seraient éliminés si d’une part tous les citoyens jouissaient de l’égalité d’accès à l’éducation et à l’emploi, et si d’autre part l’Occident décidait de venir en aide aux peuples du Tiers-monde et non plus à leurs dictateurs.

« Mais tu rêves ! » direz-vous. Pas tout à fait, car je ne parle pas de charité ni de générosité, mais simplement de bon sens. Car il s’agit de reconnaître que la politique nationale et étrangère à courte vue des nations occidentales n’a rien résolu depuis des siècles, que le néocolonialisme a supplanté le colonialisme-à-papa et que les prétendus programmes « d’aide » au Tiers-Monde n’ont profité qu’à des despotes dociles à Washington, Londres ou Paris. Il s’agit encore et surtout d’admettre que si nos gouvernants répètent la même politique inopérante et en attendent chaque fois un résultat différent, ou ils sont atteints de débilité mentale – ce qui est à éliminer – ou ils veulent continuer de mystifier parmi nous les bien-pensants qui croient encore au père Noël.

Alors moi l’innocent, je dis aux méga-riches – qui sont des réalistes et non des rêveurs, d’user de leur puissance politique pour redresser la barre. Ce serait pour eux d’un bon placement dont ils seraient les premiers à profiter : ils échapperaient ainsi à leur propre destruction !

 Mais je ne suis qu’un rêveur. J’avais oublié que la cupidité est aveugle et qu’elle ne connait pas de limite. A nous donc de lui en imposer.

 Note:  Des économistes ont critiqué ce rapport parce qu’il est entaché de biais méthodologiques. Pourtant l’étude « World Wealth Report » utilisant d’autres méthodes de calcul a abouti aux mêmes conclusion : une concentration de richesses aux mains d’un petit nombre va croissant. Pour plus de détail consulter « 1 % les plus riches » : les limites de l’étude d’Oxfam