Le déclin de Barack Obama

L’élection Barack Obamadu premier Noir-Etatsunien à la présidence des Etats-Unis en 2008 a surpris et ravi les progressistes du monde entier, et dans son optimisme juvénile la jeunesse libérale qui l’a porté au pouvoir a cru à son message novateur.

« Yes, we can ! » a résonné dans tous les cœurs. La lune de miel fut, hélas, de courte durée et les adeptes du nouveau Président ont depuis perdu leur ferveur. Pourtant, quatre ans plus tard, en 2012, face au danger que représentait Mitt Romney, les libéraux se rallièrent encore une fois à sa cause. Barack Obama fut réélu parce qu’il était le moindre mal. L’enthousiasme n’y était plus.

Malgré sa décision « virile » de bombarder la Lybie, puis la Syrie, malgré son discours flamboyant prononcé lors du State of the Nation le 28 juillet 2014, allocution dont le ton arrogant, chauvin et impérial avait pour objet d’amadouer la droite – rêvait-il ? rien ne put effacer l’image que les medias avaient faite de lui : un invertébré (incroyable, mais vrai) qui déshonore la nation.

Ayant perdu le soutien de la jeunesse libérale et exacerbé la haine de ses ennemis – le mot n’est pas trop fort compte tenu des propos racistes qui circulent – Barack Obama est un homme perdu.

Je ne veux pas de vous crier : « Je l’avais prévu ! » Pourtant malgré mon chagrin, je dois vous avouer que dès 2008 j’étais loin de partager l’enthousiasme général. Etonnés mes amis m’avaient demandé la raison de mon scepticisme. La voici.

Rappelons-nous la crise du Congo des années 1960. Elle était à son comble quand y arriva Ralph Bunche, envoyé de l’ONU. L’entourage de Patrice Lumumba ainsi que Dag Hammarskjöld, encouragèrent le Premier Ministre à lui faire confiance. Après tout, lui disent-ils, Ralph Bunche est Noir. Ce à quoi le très perspicace Lumumba répondit : Oui, mais un Noir américain. Tous les Tiers-Mondains avaient très bien compris cette vérité première.

Comme Ralph Bunche, Barack Obama n’est qu’un homme de paille. Les grandes décisions, il le sait, sont prises dans les coulisses du Congrès et non dans son bureau présidentiel.

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